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Champagne Dhondt-Grellet

Flavigny (Côte des Blancs)

La Champagne est en pleine révolution. Une révolution calme et discrète, mais une révolution quand même. 

 

Depuis plus d’un siècle, le modèle champenois dominant était celui du Négociant Manipulant : les “Grandes Maisons”. Le négociant achetait des raisins ou des vins clairs à un grand nombre de petits domaines et les assemblait pour en faire un vin représentatif du “goût” de la maison. Par construction, le terroir et le millésime y étaient donc largement oblitérés. L’incitant de tous dans ce modèle était de privilégier le rendement et de pallier aux déficiences que cela pouvait causer par la chaptalisation ou le dosage. Le champagne était donc à beaucoup d’égards un des vins les plus “industriels” sur le marché, ce qui explique le peu d’intérêt que nous y avons porté jusqu’à présent. 

Comme la Bourgogne il y a une quarantaine d’années, la Champagne mène aujourd’hui sa révolution qualitative. De plus en plus de petits producteurs, inspirés par leur amour de la Bourgogne et le travail de quelques précurseurs comme Anselme Selosse, ont décidé de ne plus vendre leurs raisins aux grandes maisons et de faire leurs propres vins. Des vins qui sont des vins avant d’être du champagne, des vins qui parlent de leur terroir, qui se boivent dans des verres à vin blanc et avec le repas. Des vins de garde.

Si certains, comme Frédéric Savart sont déjà dans le firmament des grands champenois, Adrien Dhondt, du domaine Dhondt-Grellet, en est une des étoiles montantes. Elu meilleur vigneron de Champagne en 2017 alors qu’il n'avait même pas 30 ans, il a déjà tout d’un grand. Il exploite un domaine de 6 ha, principalement en Chardonnay. Ses vins non-millésimés sont en partie faits d’une année de base et en partie d’une réserve perpétuelle propre à chaque appellation et commencée en 1986 !

 

Photo de Thomas Iversen