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NEW : Domaine des Orchis, Domaine Vallier et Vignes de Paradis, Savoie

Le monde du vin est en perpétuelle évolution : les goûts et les vignerons ont toujours changé, et depuis maintenant plus d’une décennie le climat est passé, dans la complexe équation vinicole, de constante à variable.


Personne ne voulait de la Bourgogne dans les '70 et '80, le Jura resta Terra Incognita jusqu’il y a une quinzaine d’années et les vins “nature” furent longtemps considérés comme le produit déviant de loufoques anarchistes. Le monde change, les perceptions aussi, et c’est tant mieux.


La Savoie passe actuellement par une de ces phases de « re-valorisation » : hier largement ignorée, la région grouille aujourd’hui de talent, de passion et d’ambition. L’altitude, le climat et les cépages comptent parmi les plus clairs bénéficiaires du réchauffement climatique, et une nouvelle génération de producteurs cherchent aujourd’hui à exprimer pleinement le potentiel d’une région trop longtemps réduite à abreuver de blancs verts et acides les amateurs de sports d’hiver.

Dominique Lucas, du domaine Les Vignes de Paradis, en est le prototype : un bourguignon de souche, qui exploite sur les rives du Lac Léman 7,5 ha de vignes avec autant de passion que d’exigence et se déclare « artisan-vigneron »


Labour à cheval, biodynamie, pulvérisations à base de plantes qu’il récolte lui-même dans la montagne et presque une personne à temps plein par hectare de vigne. Tout le travail se fait à la main et les vendanges s’effectuent en plusieurs passes pour optimiser la maturité. Après les vendanges, les vignes sont « confiées » aux moutons pour l’entretien des sols. Coté vinif, aucune cuverie inox n’est présente au domaine, « une aberration lorsqu’on travaille en biodynamie ». Seuls les œufs béton, les amphores et les (vieux) demi-muids issus de propriétés travaillant en biodynamie sont utilisés. Très peu de souffre (15-30mg/l total). Le résultat est plus que concluant. Des vins d’une grande longueur, salins, complexes et d’une très belle acidité. La Revue du vin de France : « La qualité des cuvées place ce vigneron parmi les talents de la région à suivre absolument : jamais chaptalisées, vinifiées avec des doses minimes de soufre, elles comptent parmi les plus excitantes du paysage savoyard actuel ». Dominique est avant tout connu pour ses Chasselas, qui se déclinent ici de plusieurs manières.

De gauche à droite : Domaine Vallier, Domaine des Orchis, Vignes de Paradis


Toujours en Savoie, nous avons aussi la chance de représenter deux micro-domaines qui produisent de vrais vins d’orfèvres :

Le Domaine Vallier, qui exploite en biodynamie une petite parcelle de Gringet, cépage endémique et unique qui ne pousse que dans le village d’Ayze (dans une des vallées du Mont Blanc). Le Domaine des Orchis (bio, soufre minime) nous propose deux belles cuvées : Quintessence de Mondeuse, épicée et sauvage comme peut l’être ce cépage, et Quintessence d’Altesse 2019, un contraste intéressant entre le gras et l’acidité, avec de belles notes de fruits jaunes et d’agrumes.


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